Attestation CO₂e — Méthodologie
Vue d’ensemble de la méthodologie
Méthodologie scientifique et déterministe derrière l’Attestation CO₂e, incluant le modèle spend-based, les facteurs d’émission, la logique de calcul, les cycles de mise à jour et les limites de validation institutionnelle.
1. Périmètre & finalité de la méthodologie
Cette section définit le périmètre exact, les limites et la finalité institutionnelle de la méthodologie utilisée par Certif-Scope. Elle vise à garantir une interprétation correcte, à prévenir les usages inappropriés et à assurer une reproductibilité complète. Le modèle s’appuie sur des cadres reconnus (GHG Protocol, ISO 14064-1) tout en restant strictement limité à une conversion spend-based de dépenses financières en indicateurs CO₂e indicatifs.
Certif-Scope fonctionne sans abonnement, sans stockage des données et délivre un livrable vérifiable par calcul, à prix fixe (paiement unique). La méthodologie produit un résultat portable et audit-able qui embarque des informations de version et ne dépend d’aucune dépendance externe pour une vérification à long terme.
Périmètre défini
- • Conversion de dépenses annuelles en estimations CO₂e.
- • Utilisation de facteurs d’émission par catégorie, exprimés en kg CO₂e / €.
- • Alignement avec l’approche spend-based du GHG Protocol Corporate Standard.
- • Sorties déterministes et reproductibles via des facteurs d’émission versionnés.
- • Cas d’usage institutionnels nécessitant un screening rapide et des indicateurs non engageants.
Chaîne de calcul
Entrées financières (EUR) → Mapping catégories → Sélection des facteurs d’émission → Calcul déterministe → Sortie CO₂e avec métadonnées de version embarquées.
Hors périmètre
Les éléments suivants sont explicitement exclus de cette méthodologie et ne doivent pas être présumés ni déduits :
- • Aucune donnée physique d’activité (kWh, km, tonnes transportées, masses de matières).
- • Aucune analyse de cycle de vie (ACV) ou évaluation cradle-to-grave.
- • Aucune émission fournisseur spécifique ni validation de données primaires.
- • Aucun calcul des émissions opérationnelles Scope 1 ou Scope 2.
- • Aucune équivalence à un reporting obligatoire CSRD ou ESRS.
Alignement réglementaire & standards
La méthodologie s’appuie sur des référentiels reconnus sans s’y substituer. Certif-Scope applique l’approche spend-based notamment définie par :
- • GHG Protocol Corporate Standard – émissions indirectes (Scope 3 spend-based).
- • ISO 14064-1 – principes de pertinence, exactitude, cohérence et transparence.
- • Logique de modélisation EEIO (Environmental Extended Input–Output).
Ces références renforcent la crédibilité méthodologique sans impliquer une conformité complète à des cadres obligatoires tels que la CSRD ou les ESRS.
Validation des entrées & versioning
Toutes les entrées doivent être numériques, non négatives et exprimées en euros. Les valeurs manquantes sont traitées comme zéro et aucune estimation ou extrapolation n’est effectuée. Chaque calcul embarque sa version sémantique du jeu de facteurs d’émission (MAJOR.MINOR.PATCH), garantissant la reproductibilité et la vérification hors ligne dans le temps.
Finalité institutionnelle
La méthodologie est conçue pour des environnements institutionnels nécessitant des indicateurs rapides, standardisés et auditables, dans des contextes où les données physiques d’activité ne sont pas disponibles. Applications typiques :
- • Screening achats et onboarding fournisseurs.
- • Estimations de risque ESG bancaires (indicateurs non engageants).
- • Contrôles d’éligibilité à des subventions (CO₂e indicatif).
- • Analyses de portefeuilles à grande échelle sous contrainte “données financières בלבד”.
2. Fondements théoriques
Cette section présente les fondements théoriques de la méthodologie fondée sur les dépenses. Elle explique pourquoi le modèle est mathématiquement cohérent, d’où provient cette approche et comment elle s’inscrit dans des cadres scientifiques et économiques reconnus. L’objectif est d’assurer la transparence et l’acceptabilité institutionnelle du modèle.
Origine du modèle fondé sur les dépenses
Le modèle fondé sur les dépenses trouve son origine dans la théorie des tableaux entrées–sorties étendus à l’environnement (EEIO). Ce cadre relie l’activité économique aux impacts environnementaux à partir de relations statistiques issues des comptes économiques nationaux et des inventaires sectoriels d’émissions.
- • Les tableaux entrées–sorties décrivent les flux d’achats entre secteurs économiques.
- • Les comptes environnementaux attribuent des émissions à l’activité totale de chaque secteur.
- • Le couplage statistique permet de calculer une intensité moyenne d’émissions par secteur.
Base mathématique
Le modèle repose sur une hypothèse de proportionnalité entre les dépenses financières et les émissions associées. Il applique une formule linéaire déterministe garantissant la reproductibilité des résultats :
Émissions (kg CO₂e) = Dépenses (€) × Facteur d’émission (kg CO₂e / €)Cette structure linéaire exclut toute hypothèse relative au comportement opérationnel, à l’efficacité, aux différences entre fournisseurs ou aux variations technologiques.
Pourquoi le modèle linéaire est accepté
- • Il évite toute modélisation spéculative ou prédictive.
- • Il garantit la reproductibilité entre différentes institutions.
- • Il ne requiert aucune donnée opérationnelle primaire des fournisseurs.
- • Il est mathématiquement transparent et auditables.
- • Il est conforme aux recommandations du GHG Protocol en l’absence de données physiques.
Fondements réglementaires et scientifiques
Les fondements de cette méthodologie s’appuient sur des références scientifiques et normatives reconnues :
- • GHG Protocol — lignes directrices pour l’estimation des émissions de Scope 3 fondées sur les dépenses.
- • ISO 14064-1 — principes de pertinence, exactitude, cohérence et transparence.
- • Tableaux ressources–emplois d’Eurostat — structure des flux financiers intersectoriels.
- • Comptes environnementaux nationaux — attribution sectorielle des émissions de CO₂.
Ces cadres valident la légitimité de l’association entre dépenses économiques et émissions moyennes sectorielles en l’absence de données opérationnelles primaires.
Quand utiliser cette méthode
Cette approche est adaptée aux contextes institutionnels dans lesquels :
- • Les fournisseurs ne peuvent pas fournir de données physiques ou d’activité.
- • Des portefeuilles étendus nécessitent une estimation rapide et standardisée.
- • Les sous-traitants sont nombreux et dépourvus de reporting environnemental.
- • Les données budgétaires sont disponibles mais pas les données opérationnelles.
3. Modèle mathématique
Cette section décrit la structure mathématique exacte utilisée par le moteur de calcul spend-based de Certif-Scope. Elle formalise les règles de calcul, les définitions des variables et les contraintes de traitement garantissant des résultats déterministes, reproductibles et auditables par des institutions.
Formule de base
Certif-Scope utilise un modèle linéaire strict dans lequel les émissions sont proportionnelles aux dépenses au sein d’une catégorie donnée. Pour chaque catégorie :
Eᵢ = Sᵢ × FᵢOù :
- • Eᵢ = émissions de la catégorie i (kg CO₂e)
- • Sᵢ = dépenses de la catégorie i (EUR)
- • Fᵢ = facteur d’émission de la catégorie i (kg CO₂e / EUR)
Les émissions totales sont calculées par sommation de toutes les catégories :
Eₜₒₜₐₗ = Σ (Sᵢ × Fᵢ)Propriétés déterministes
- • Des entrées identiques produisent toujours des résultats identiques.
- • Aucune hypothèse probabiliste ou prédictive.
- • Aucun modèle de régression, aucune courbe d’ajustement.
- • Aucune variable cachée ni coefficient correctif.
- • Aucune normalisation par fournisseur ou par région.
Ces propriétés garantissent la reproductibilité institutionnelle et la traçabilité des calculs.
Règles de traitement par catégorie
Chaque catégorie est traitée indépendamment selon des règles strictes :
- • Aucune réallocation entre catégories.
- • Aucune pondération selon le type de fournisseur.
- • Aucune substitution sectorielle.
- • Aucun ajustement inter-catégories.
- • Aucune agrégation intermédiaire avant la somme finale.
Politique de non-extrapolation
Certif-Scope n’extrapole jamais des données manquantes. Lorsqu’une catégorie de dépense n’est pas renseignée, sa contribution est considérée comme nulle. Aucune estimation n’est produite à partir d’informations partielles. Cette règle garantit la transparence et évite toute inflation artificielle des résultats.
Logique anti-double comptage
Le modèle empêche tout double comptage en imposant l’exclusivité des catégories. Une même dépense ne peut être affectée qu’à une seule catégorie.
- • Chaque euro est comptabilisé une seule fois.
- • Aucun chevauchement de catégories autorisé.
- • Aucun découpage multi-facteurs.
4. Définitions des catégories & limites
Cette section définit les catégories économiques utilisées par le modèle fondé sur les dépenses. Chaque catégorie a un périmètre déterministe, une règle d’affectation fixe et un protocole d’attribution de facteur d’émission. Aucune réinterprétation, redistribution ou recatégorisation automatique n’est effectuée. Ces limites évitent les chevauchements et garantissent la reproductibilité lors d’un examen ou audit.
Énergie & services publics
Inclut l’électricité, le chauffage, le refroidissement, l’eau et les contrats de services associés. Exclut les carburants utilisés directement par les véhicules de l’entreprise (affectés à la catégorie transport).
Fonctionnement des bureaux
Inclut les fournitures de bureau, le mobilier, le petit équipement et les consommables. Exclut le matériel et les services IT (catégorie distincte).
Équipements IT & services numériques
Inclut le matériel, les licences logicielles, les services cloud et les abonnements numériques. Exclut les contrats télécom (affectés aux services de communication).
Transport & logistique
Inclut le fret, les livraisons, les services de messagerie et les transports liés aux déplacements professionnels. Exclut les trajets domicile-travail (hors périmètre du modèle spend-based).
Services professionnels
Inclut le conseil, les services juridiques, la comptabilité, la formation et l’externalisation. Exclut la fabrication sous-traitée (couverte par achats de biens / services).
Marketing & achats médias
Inclut la publicité, l’achat d’espaces, les sponsorings et les supports imprimés. Exclut la logistique d’événements (affectée au transport ou aux opérations).
Travaux / maintenance
Inclut la rénovation, les réparations, les matériaux de bâtiment et les contrats de maintenance. Exclut l’énergie consommée par les bâtiments (couverte par énergie & services publics).
Autres biens & services achetés
Inclut les achats de produits et services non classés ailleurs. Exclut les éléments explicitement couverts par une autre catégorie afin de préserver l’exclusivité.
Opérations explicitement non incluses
- • Aucune émission directe de Scope 1 (combustion de carburant, flotte interne, procédés sur site)
- • Aucun calcul d’électricité Scope 2 en approche market-based
- • Aucune allocation des trajets domicile-travail
- • Aucun ajustement d’émissions spécifique à un fournisseur
- • Aucune extension des frontières type ACV (pas de substitution “cradle-to-gate”)
Règles déterministes d’affectation des catégories
- • Une dépense ne peut appartenir qu’à une seule catégorie
- • Aucune redistribution entre catégories
- • Aucun “split proportionnel” pour les dépenses multi-usages
- • L’affectation suit la fonction économique, pas le type de fournisseur
- • Un tiers peut reproduire la catégorisation à partir des mêmes entrées
5. Règles de normalisation des entrées
Cette section formalise les contraintes appliquées aux dépenses déclarées avant le calcul CO₂e. Le moteur fondé sur les dépenses exige des valeurs strictement structurées et numériques afin de garantir des résultats déterministes, une reproductibilité en audit et une comparabilité institutionnelle. Aucune inférence, correction, conversion de devise ou estimation n’est jamais effectuée.
Structure d’entrée requise
- • Dépense annuelle par catégorie
- • Valeurs numériques uniquement (entier ou décimal)
- • Devise strictement en euros (EUR)
- • Une valeur = une catégorie, sans multi-affectation
- • Catégories non renseignées = zéro (aucune extrapolation)
Règles de validation strictes (non négociables)
- • Valeurs négatives rejetées
- • Caractères non numériques rejetés
- • Chaînes vides traitées comme zéro
- • Infinity / NaN arrêtent le calcul
- • Formats de devises mixtes rejetés
- • Séparateurs de milliers ignorés, non interprétés
Ces règles garantissent qu’un tiers peut reproduire exactement les mêmes contrôles d’entrée sans ambiguïté ni hypothèse implicite.
Politique sans inférence, sans estimation
Certif-Scope ne tente jamais de deviner, interpréter ou inférer des valeurs manquantes. Aucun mécanisme d’IA, d’apprentissage automatique, de lissage, de remplissage prédictif ou d’estimation statistique n’est utilisé à aucun stade. Si une donnée n’est pas fournie, sa contribution est nulle.
- • Aucune hypothèse basée sur les fournisseurs
- • Aucune “moyenne sectorielle” appliquée aux valeurs manquantes
- • Aucune interpolation ni ajustement de courbe
- • Aucune extrapolation historique
Reproductibilité en audit
- • La validation des entrées peut être reproduite exactement par un auditeur
- • Aucune transformation ni correction cachée
- • Aucun changement d’unité ou conversion implicite
- • Comportement déterministe garanti entre versions
Ces contraintes sont cohérentes avec les principes spend-based du GHG Protocol et avec les exigences de vérifiabilité attendues en contexte institutionnel.
6. Chaîne de transformation
Cette section décrit la séquence de traitement déterministe et linéaire appliquée aux entrées validées. Aucune inférence, modélisation statistique ou redistribution automatisée n’intervient. La chaîne garantit que chaque étape est transparente, reproductible et strictement alignée avec les exigences de la méthode spend-based.
Flux de traitement (linéaire, déterministe)
- 1. Collecte des entrées : les montants financiers sont saisis pour chaque catégorie.
- 2. Validation structurelle : contrôles de format, de précision et de conformité des catégories.
- 3. Affectation aux catégories : les valeurs validées sont associées à une table de classification interne fixe.
- 4. Attribution des facteurs d’émission : chaque catégorie est liée à une version unique de facteur d’émission.
- 5. Conversion : la dépense par catégorie est multipliée par son facteur d’émission.
- 6. Agrégation : les résultats sont additionnés en équivalents CO₂ totaux.
- 7. Mise en forme de sortie : les valeurs sont insérées dans un PDF stable et structuré, avec métadonnées.
Description des étapes
- Collecte des entrées : les données sont acceptées uniquement si elles respectent des règles structurelles prédéfinies. Aucun regroupement automatique ni catégorisation implicite n’est réalisé.
- Validation structurelle : garantit l’intégrité numérique (non-négatif, format décimal conforme, absence d’ambiguïté sur les catégories).
- Affectation aux catégories : les valeurs sont reliées à des catégories internes fixes. Aucun enrichissement ni croisement de catégories n’est effectué.
- Attribution des facteurs d’émission : chaque catégorie interne utilise un facteur d’émission unique, issu d’un jeu de données versionné et documenté.
- Conversion : multiplication déterministe :
émissions = dépenses × FE. - Agrégation : addition transparente des résultats par catégorie, sans pondération ni redistribution.
- Mise en forme de sortie : insertion dans des zones prédéterminées, sans variation de mise en page dynamique.
Transformations explicitement interdites
Ces garde-fous empêchent toute étape d’interprétation qui réduirait la reproductibilité ou serait incompatible avec les attentes institutionnelles :
- • Aucune modélisation prédictive ni prévision
- • Aucune interpolation des données manquantes
- • Aucune estimation d’émissions basée sur les fournisseurs
- • Aucune conversion de devise
- • Aucune mise à l’échelle multi-années
- • Aucun ajustement par apprentissage automatique
- • Aucune reclassification ni redistribution automatique
Justification de la chaîne de transformation
Une chaîne déterministe et linéaire garantit que chaque attestation peut être reproduite étape par étape en utilisant uniquement les entrées, les définitions de catégories et les versions de facteurs d’émission. Cette approche est cohérente avec les contraintes de la méthode spend-based et réduit l’ambiguïté lors d’un examen institutionnel ou d’une reproduction en audit.
7. Logique d’attribution des facteurs d’émission
Cette section définit le mécanisme déterministe utilisé pour associer chaque catégorie financière à un facteur d’émission unique, issu d’un jeu de données versionné. Aucune inférence, estimation ou substitution contextuelle n’intervient. Le processus d’attribution suit des règles internes strictes afin de garantir la reproductibilité.
Principes d’affectation
- • Chaque catégorie économique correspond à une entrée unique de classification interne.
- • Chaque entrée de classification interne correspond à une valeur unique de facteur d’émission.
- • Chaque valeur de facteur d’émission est rattachée à une version de jeu de données (référence immuable).
- • Aucun remappage dynamique, catégorie de secours ou redistribution automatique n’est autorisé.
Processus d’attribution (linéaire et déterministe)
- 1. Identification de la catégorie : la catégorie d’entrée est associée à une ligne fixe de la table de classification interne.
- 2. Récupération de la référence de version : le système identifie quelle version de jeu de données est active pour cette catégorie.
- 3. Extraction du facteur d’émission : le FE est récupéré depuis un enregistrement statique, verrouillé par version.
- 4. Validation : le FE est contrôlé (existence et validité numérique) ; aucune entrée manquante n’est déduite ni remplacée.
- 5. Liaison : le FE est attaché à la catégorie comme référence immuable pour l’étape de calcul.
Règles de verrouillage de version
Le verrouillage de version garantit qu’une attestation donnée peut être reproduite indéfiniment, même si de nouvelles mises à jour de facteurs d’émission sont publiées.
- • La version des FE est figée au moment du calcul.
- • Les mises à jour des jeux de données ne modifient jamais les attestations passées.
- • Les nouvelles versions de FE déclenchent de nouveaux identifiants de version, sans effet rétroactif.
- • Les versions historiques restent valides et référencables.
Comportements explicitement interdits
- • Aucune estimation basée sur l’identité d’un fournisseur
- • Aucune moyenne pondérée ni FE “mixte”
- • Aucun ajustement proportionnel
- • Aucune estimation prédictive ni modélisation
- • Aucune substitution lorsque la catégorie est incomplète
- • Aucune fusion de catégories adjacentes
- • Aucune inférence inter-catégories
Justification de cette logique d’attribution
Un mappage strict “un pour un” entre catégories et facteurs d’émission réduit l’ambiguïté lors d’une vérification et empêche toute dérive analytique dans le temps. Les institutions peuvent reproduire les résultats de façon cohérente, avec une clarté utile en audit, sans dépendre d’un accès à des systèmes internes.
8. Flux de calcul & structure des formules
Cette section décrit le flux interne complet utilisé pour convertir des dépenses financières en estimations de CO₂ au moyen d’opérations linéaires déterministes. Elle couvre la validation des entrées, l’isolation des catégories, l’association des facteurs, l’application des formules et l’agrégation finale. Aucune étape probabiliste n’intervient et le calcul produit toujours des résultats reproductibles.
Séquence de traitement linéaire (sans branchement)
- • Les catégories d’entrée sont validées selon une structure autorisée et un type numérique.
- • Chaque valeur de catégorie est isolée et traitée indépendamment.
- • Le facteur d’émission de chaque catégorie est récupéré depuis un jeu de données verrouillé par version.
- • Le facteur est multiplié directement par la valeur de dépense.
- • Les résultats unitaires sont additionnés pour former l’estimation totale.
Formule centrale (conversion spend-based)
L’opération fondamentale appliquée à chaque catégorie est une multiplication directe :
Émissions(catégorie) = Dépense(catégorie) × FE(catégorie)
Aucun ajustement, facteur de pondération, hypothèse d’élasticité ou modificateur spécifique à un fournisseur n’est appliqué. Le résultat reflète l’intensité carbone moyenne du segment économique associé à la catégorie de dépense.
Règles de validation des entrées
- • Les valeurs doivent être numériques et non négatives.
- • Les catégories non prises en charge sont rejetées, non remappées.
- • Les valeurs nulles sont traitées normalement et contribuent à zéro émission.
- • Aucune inférence à partir de champs partiels ou manquants.
- • Aucune redistribution automatique entre catégories.
Logique d’agrégation
Une fois les émissions calculées par catégorie, le total est obtenu par une unique opération arithmétique :
Émissions totales = Σ [ Dépense(i) × FE(i) ]
Aucune normalisation, mise à l’échelle, amortissement ou analyse de tendance n’est effectuée.
Comportements de calcul interdits
- • Aucune modélisation prédictive
- • Aucune reconstruction de séries temporelles
- • Aucune moyenne pondérée ou mélange de facteurs
- • Aucun ajustement spécifique à un fournisseur
- • Aucun coefficient d’élasticité ou de tendance sectorielle
- • Aucun enrichissement ou inférence à partir de jeux de données externes
Pourquoi ce modèle de calcul est requis
Un calcul strictement linéaire et déterministe garantit que les attestations peuvent être reproduites à tout moment en utilisant uniquement les catégories d’entrée et la version du jeu de données de facteurs d’émission. Cela assure la continuité en audit et évite toute divergence liée à des ajustements dynamiques ou à des hypothèses évolutives.
9. Contrôles internes & garde-fous de calcul
Cette section décrit les mécanismes internes garantissant que le processus de calcul reste déterministe, valide et structurellement cohérent. Des contrôles s’appliquent avant, pendant et après le calcul afin d’empêcher tout comportement divergent, toute incohérence structurelle ou toute propagation numérique non vérifiée.
Contrôles au niveau des entrées
- • Les valeurs non numériques sont rejetées avant tout traitement.
- • Les valeurs négatives ne sont pas autorisées et déclenchent une erreur de validation.
- • Les catégories non listées ne sont ni mappées ni approximées.
- • Les champs vides ne déclenchent aucune inférence ni substitution.
- • Toutes les entrées sont validées par rapport à des identifiants de catégories prédéfinis.
Garde-fous en cours de calcul
Les garde-fous appliqués pendant le calcul assurent la stabilité structurelle et maintiennent une exécution strictement déterministe :
- • Chaque catégorie est traitée de manière isolée, sans propagation croisée.
- • La version des facteurs d’émission est verrouillée avant le début du calcul.
- • Aucun recalcul itératif ni optimisation n’est effectué.
- • Aucun ré-étalonnage ni pondération dynamique.
- • Les résultats intermédiaires ne sont pas arrondis avant la sortie finale.
Validation post-traitement
- • Les émissions totales sont recalculées une fois pour vérifier la cohérence.
- • La somme des résultats par catégorie doit être égale au total final.
- • Toute incohérence entraîne l’annulation du calcul avant export.
- • Les identifiants de version (facteurs et logique) sont intégrés au document.
Garanties de reproductibilité
Le calcul ne fait appel à aucun service externe, aucune requête en temps réel et aucun ajustement dynamique. Les mêmes entrées et la même version de facteurs produisent donc exactement le même résultat, indépendamment de l’état de la plateforme ou de sa disponibilité. Toutes les métadonnées nécessaires sont intégrées directement dans l’attestation.
Comportements explicitement interdits
Afin de garantir la stabilité institutionnelle et d’éviter toute divergence silencieuse, certains comportements sont strictement prohibés :
- • Mise à jour automatique des facteurs d’émission pendant le calcul
- • Algorithmes d’estimation, de prévision ou d’extrapolation
- • Substitution de catégories ou mappage extrapolé
- • Modèles probabilistes ou d’optimisation
- • Enrichissement des données via des sources externes ou temps réel
10. Versionnement des facteurs d’émission & modèle de mise à jour
Cette section explique comment les facteurs d’émission sont versionnés, mis à jour, stabilisés et validés. Certif-Scope garantit un comportement strictement déterministe : toute évolution des facteurs n’affecte jamais les attestations déjà émises et n’est jamais appliquée de manière silencieuse.
Structure de version
- • Le versionnement suit une hiérarchie fixe : MAJOR.MINOR.PATCH.
- • Les versions MAJOR évoluent uniquement en cas de changement de périmètre méthodologique.
- • Les versions MINOR reflètent des mises à jour des jeux de facteurs d’émission.
- • Les versions PATCH couvrent des corrections mineures ou des clarifications.
Déclencheurs de mise à jour
Les mises à jour sont introduites uniquement dans des conditions contrôlées et transparentes :
- • Publication de nouvelles valeurs moyennes ADEME ou DEFRA.
- • Révision des jeux de données économiques de type EEIO.
- • Exigences d’alignement réglementaire (ESRS, GHG Protocol).
- • Correction d’incohérences documentées.
Garantie de compatibilité ascendante
- • Les attestations déjà générées restent valides sans limite de durée.
- • Aucun recalcul rétroactif n’est appliqué.
- • Les anciennes versions restent vérifiables via leurs métadonnées archivées.
- • Chaque attestation intègre explicitement la version des facteurs utilisée.
Contrôles d’intégrité appliqués aux mises à jour
- • Validation de cohérence sur l’ensemble des catégories.
- • Rejet des valeurs aberrantes hors seuils acceptables.
- • Empreinte cryptographique (hash) garantissant l’intégrité des jeux de données.
- • Comparaison obligatoire avec la version précédente.
Absence de temps réel et de substitution dynamique
Les mises à jour ne sont jamais chargées dynamiquement, jamais récupérées en temps réel et jamais substituées silencieusement. Les facteurs sont toujours locaux, statiques et verrouillés par version avant chaque calcul.
Comportements explicitement interdits
- • Ingestion automatique de jeux de données externes.
- • Mises à jour en direct sans incrément explicite de version.
- • Re-mappage de catégories ou extrapolation à partir de données manquantes.
- • Inflation ou déflation dynamique des facteurs selon des tendances macro-économiques.
11. Cycle de mise à jour des jeux de données & validation institutionnelle
Cette section définit la manière dont les jeux de données sont planifiés, validés et publiés. Elle garantit la traçabilité, la reproductibilité et la compatibilité avec les processus d’audit institutionnels. Aucune mise à jour n’est appliquée sans vérification structurée ni étiquetage explicite de version.
Fréquence de mise à jour
- • Intégration annuelle des jeux de données publics ADEME / DEFRA.
- • Rafraîchissement intermédiaire uniquement en cas de correction officielle.
- • Aucune ingestion automatique de sources temps réel ou évolutives.
- • Calendrier de publication documenté et accessible aux institutions.
Chaîne de validation
Chaque révision de jeu de données suit un processus de validation multi-étapes conçu pour garantir un résultat déterministe et une fiabilité institutionnelle :
- • Revue de cohérence sur l’ensemble des catégories d’émission.
- • Comparaison avec la version précédente afin de détecter les anomalies.
- • Rejet automatique des valeurs aberrantes hors seuils définis.
- • Calcul d’une empreinte d’intégrité (hash) du jeu de données final.
Exigences de compatibilité institutionnelle
- • Stabilité compatible avec les workflows d’ingestion achats et bancaires.
- • Aucun changement de format sans incrément de version MINOR ou MAJOR.
- • Archivage systématique et récupération possible pour audits rétrospectifs.
- • Vérification indépendante de l’intégrité des jeux de données via empreinte.
Politique de publication
- • Chaque nouveau jeu de données est publié avec une version sémantique.
- • Les changements sont documentés dans un journal public (changelog).
- • Les versions précédentes restent accessibles de manière permanente.
- • Aucune suppression ni écrasement des jeux de données antérieurs.
Scénarios de mise à jour explicitement interdits
- • Mises à jour silencieuses sans incrément public de version.
- • Remplacement rétroactif des valeurs historiques.
- • Fusion de jeux de données sans gouvernance formelle.
- • Flux temps réel de données volatiles (strictement prohibé).
12. Protection des données & conformité GDPR
Cette section décrit le modèle de gouvernance des données, les bases légales, les règles de minimisation et les garanties applicables à Certif-Scope. L’architecture de traitement suit un principe strict de privacy-by-design : pas de conservation, pas de profilage, et aucune divulgation à des tiers.
Bases légales applicables
- • Le traitement repose sur l’exécution du contrat (GDPR Art.6(1)(b)) pour délivrer l’attestation demandée.
- • L’intérêt légitime (Art.6(1)(f)) peut s’appliquer aux contrôles de sécurité (anti-fraude, prévention des abus) strictement nécessaires.
- • Aucun traitement de données sensibles (Art.9) n’est réalisé, en aucune circonstance.
- • Aucun profilage automatisé d’individus, aucun scoring de personnes physiques.
Principes de minimisation
Certif-Scope applique des règles strictes de minimisation conformément au GDPR Art.5(1)(c) : seules les informations nécessaires à la production de l’attestation sont traitées, et rien de plus.
- • Aucune identité utilisateur n’est requise pour calculer l’indicateur.
- • Aucune donnée personnelle directement identifiable (PII) n’est stockée.
- • Le traitement est en mémoire et sans persistance d’entrées détaillées.
- • Aucun suivi comportemental, aucune analytics publicitaire.
Cookies & politique de suivi
- • Aucun cookie d’analytics ou de profilage.
- • Aucun tracker tiers, pixel publicitaire, script comportemental.
- • Les cookies éventuels sont strictement fonctionnels et non publicitaires.
- • Aucune transmission de données à des services marketing externes.
Conservation, stockage & suppression
- • Pas de conservation serveur des données d’entrée financières détaillées.
- • Aucun log contenant les entrées utilisateur détaillées.
- • Aucune sauvegarde ne contient les valeurs saisies.
- • Les données d’entrée sont supprimées automatiquement en fin de cycle de calcul.
Restrictions d’accès aux tiers
L’isolation des données est appliquée en permanence. Aucun accès direct ou indirect aux entrées utilisateur n’est accordé à des prestataires externes.
- • Aucun transfert vers des fournisseurs d’analytics cloud.
- • Aucun partage avec des réseaux publicitaires ou outils marketing.
- • Aucun sous-traitant ne traite les entrées financières détaillées.
- • Aucun stockage externe des entrées utilisateurs.
Compatibilité institutionnelle
- • Compatible GDPR et exigences de confidentialité en achats publics.
- • Pas de PII : réduction du risque et des contraintes de partage côté institutions.
- • Compatible avec les workflows de screening bancaire et d’assurance (données minimales).
- • Document exploitable en dossiers administratifs avec exposition PII nulle.
